# Semaine 3 — HGGSP (Terminale)
## Thème : Histoire et mémoires

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# 1. Lundi 25 mai — Histoire et mémoires : vue d’ensemble

## Fiche ultra-synthétique
- **Histoire** : démarche scientifique qui cherche à comprendre le passé à partir de sources, avec distance critique.
- **Mémoire** : souvenir vécu, transmis ou reconstruit par des individus ou des groupes.
- Les mémoires sont **multiples**, **subjectives** et parfois **concurrentes**.
- L’histoire cherche une **vérité critique**, la mémoire cherche souvent **reconnaissance** et **justice**.
- En HGGSP, le thème montre comment sociétés et États utilisent le passé dans le présent.

## Jalons et repères
- XIXe siècle : affirmation de l’histoire comme discipline scientifique.
- Après 1945 : montée des politiques de mémoire.
- Années 1970-1990 : multiplication des revendications mémorielles.
- Lois mémorielles en France : années 1990-2000.

## Exemples précis
- Mémoire de la Shoah en Europe.
- Mémoire de la guerre d’Algérie en France et en Algérie.
- Commémorations du 11-Novembre.
- Musées, monuments, cérémonies officielles.

## Mini-exercice
**Consigne :** explique en 5 lignes la différence entre histoire et mémoire, puis donne un exemple où elles se complètent.

## 10 flashcards
1. **Histoire** → Étude critique du passé à partir de sources.
2. **Mémoire** → Rapport vécu, affectif et subjectif au passé.
3. **Différence majeure** → Histoire critique / mémoire engagée.
4. **Pourquoi plusieurs mémoires ?** → Chaque groupe vit et transmet différemment le passé.
5. **But de la mémoire** → Reconnaissance, hommage, identité.
6. **But de l’histoire** → Comprendre et expliquer.
7. **Support de mémoire** → Monument, musée, commémoration.
8. **Risque des mémoires** → Concurrence, oubli, instrumentalisation.
9. **Politique mémorielle** → Action publique pour reconnaître ou commémorer un passé.
10. **Exemple central** → Shoah.

## 10 questions de quiz
1. Qu’est-ce qui distingue d’abord l’histoire de la mémoire ?
2. Pourquoi la mémoire est-elle souvent subjective ?
3. L’histoire repose-t-elle sur des sources ?
4. Les mémoires sont-elles toujours uniques ?
5. Cite un support matériel de mémoire.
6. Quel thème majeur de mémoire domine après 1945 en Europe ?
7. Pourquoi les États s’intéressent-ils aux mémoires ?
8. La mémoire cherche-t-elle d’abord à expliquer ou à reconnaître ?
9. Peut-il exister des conflits de mémoire ?
10. Donne un exemple de politique mémorielle.

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# 2. Mardi 26 mai — Mémoire vs histoire

## Fiche ultra-synthétique
- La mémoire est **sélective** : elle garde certains faits, en oublie d’autres.
- L’histoire est une **reconstruction raisonnée** du passé.
- Les témoins sont utiles, mais l’historien doit les confronter à d’autres sources.
- Mémoire et histoire peuvent se soutenir, mais aussi s’opposer.
- L’historien n’a pas pour rôle de célébrer : il doit **analyser**.

## Jalons et repères
- Maurice Halbwachs : mémoire collective.
- Pierre Nora : lieux de mémoire.
- Années 1980-1990 : “devoir de mémoire” de plus en plus présent.
- Débats sur le rôle de l’historien face aux demandes sociales.

## Exemples précis
- Témoignages de survivants de la Shoah utilisés par les historiens.
- Débat sur la mémoire coloniale.
- Différence entre récit familial d’une guerre et travail d’archives.

## Mini-exercice
**Consigne :** complète le tableau suivant :
- Mémoire = …
- Histoire = …
- Point commun = …
- Limite de la mémoire = …

## 10 flashcards
1. **Mémoire collective** → Souvenir partagé par un groupe.
2. **Halbwachs** → Penseur de la mémoire collective.
3. **Pierre Nora** → Historien des lieux de mémoire.
4. **Lieu de mémoire** → Objet, lieu ou symbole qui cristallise le souvenir.
5. **Témoin** → Personne ayant vécu un événement.
6. **Rôle de l’historien** → Vérifier, croiser, contextualiser.
7. **Limite de la mémoire** → Oubli, émotion, sélection.
8. **Force de la mémoire** → Rend le passé vivant.
9. **Source historique** → Archive, témoignage, image, texte officiel.
10. **Relation histoire/mémoire** → Complémentarité et tension.

## 10 questions de quiz
1. Qui a théorisé la mémoire collective ?
2. Qu’est-ce qu’un lieu de mémoire ?
3. Pourquoi un témoignage ne suffit-il pas à faire l’histoire ?
4. L’histoire cherche-t-elle à vérifier les faits ?
5. La mémoire peut-elle oublier certains éléments ?
6. Qui a travaillé sur les lieux de mémoire ?
7. Un historien doit-il croiser les sources ?
8. La mémoire est-elle toujours neutre ?
9. Quel est le principal atout du témoignage ?
10. Histoire et mémoire sont-elles toujours d’accord ?

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# 3. Mercredi 27 mai — Mémoires des conflits

## Fiche ultra-synthétique
- Les conflits laissent des mémoires souvent **douloureuses** et **divisées**.
- Tous les groupes ne se souviennent pas de la même façon : victimes, combattants, États, descendants.
- Certaines mémoires restent longtemps **silencieuses** avant d’être reconnues.
- Les guerres du XXe siècle ont produit de fortes demandes de vérité et de justice.
- Les mémoires des conflits influencent encore la politique et les relations internationales.

## Jalons et repères
- 1914-1918 : mémoire du sacrifice et des morts.
- 1939-1945 : Shoah, résistances, collaboration.
- Guerre d’Algérie (1954-1962) : mémoires longtemps conflictuelles.
- Années 1990-2000 : reconnaissance plus forte de certaines victimes.

## Exemples précis
- En France : mémoire résistancialiste après 1945, puis reconnaissance du rôle de Vichy.
- Discours de Jacques Chirac en 1995 sur la responsabilité de l’État français dans la rafle du Vél’ d’Hiv’.
- Guerre d’Algérie : mémoires des appelés, des harkis, des pieds-noirs, des indépendantistes algériens.
- Génocide des Tutsi au Rwanda : commémorations et mémoire du génocide.

## Mini-exercice
**Consigne :** choisis un conflit et cite trois groupes porteurs de mémoires différentes. Explique en 4 lignes pourquoi leurs souvenirs divergent.

## 10 flashcards
1. **Mémoire conflictuelle** → Mémoire qui oppose plusieurs groupes.
2. **Shoah** → Génocide des Juifs d’Europe pendant la Seconde Guerre mondiale.
3. **Vichy** → Régime français collaborant avec l’Allemagne nazie.
4. **Discours de 1995** → Chirac reconnaît la responsabilité de l’État français.
5. **Guerre d’Algérie** → Conflit de décolonisation de 1954 à 1962.
6. **Harkis** → Algériens ayant combattu aux côtés de la France.
7. **Pieds-noirs** → Européens installés en Algérie avant 1962.
8. **Mémoire résistancialiste** → Vision d’une France largement résistante après 1945.
9. **Silence mémoriel** → Période où une mémoire reste peu exprimée.
10. **Enjeu actuel** → Réconciliation, justice, reconnaissance.

## 10 questions de quiz
1. Pourquoi les mémoires des conflits sont-elles souvent multiples ?
2. Qu’est-ce que la mémoire résistancialiste ?
3. Quel président français parle en 1995 du Vél’ d’Hiv’ ?
4. La guerre d’Algérie produit-elle une mémoire unifiée ?
5. Qui sont les harkis ?
6. Qui sont les pieds-noirs ?
7. Quel régime français a collaboré avec l’Allemagne nazie ?
8. Pourquoi certaines mémoires restent-elles silencieuses longtemps ?
9. Les mémoires peuvent-elles influencer la politique actuelle ?
10. Cite un conflit dont la mémoire reste sensible aujourd’hui.

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# 4. Jeudi 28 mai — Procès, justice, usages politiques

## Fiche ultra-synthétique
- Les procès aident à établir des responsabilités et à reconnaître les victimes.
- La justice ne remplace pas l’histoire, mais elle peut faire émerger des faits.
- Le pouvoir politique utilise parfois la mémoire pour unir, légitimer ou orienter l’opinion.
- Les lois mémorielles et les commémorations sont des outils politiques sensibles.
- Risque : instrumentaliser le passé au lieu de l’analyser.

## Jalons et repères
- 1945-1946 : procès de Nuremberg.
- 1961 : procès Eichmann à Jérusalem.
- 1987 : procès Barbie en France.
- 1990 : loi Gayssot contre le négationnisme.
- Années 2000 : débats sur les lois mémorielles.

## Exemples précis
- Nuremberg : condamnation de dirigeants nazis, crime contre l’humanité mis en avant.
- Procès Eichmann : forte place du témoignage des survivants.
- Procès Barbie, Touvier, Papon : retour de la mémoire de la collaboration en France.
- Commémorations officielles utilisées pour construire une mémoire nationale.

## Mini-exercice
**Consigne :** rédige un paragraphe de 6 lignes répondant à la question : “En quoi les procès participent-ils à la construction de la mémoire ?”

## 10 flashcards
1. **Nuremberg** → Procès des dirigeants nazis après 1945.
2. **Eichmann** → Procès majeur sur la Shoah en 1961.
3. **Crime contre l’humanité** → Crime imprescriptible visant des populations civiles.
4. **Barbie** → Ancien chef nazi jugé en France en 1987.
5. **Loi Gayssot** → Loi française contre le négationnisme.
6. **Usage politique du passé** → Utilisation du passé pour agir dans le présent.
7. **Commémoration** → Cérémonie officielle de souvenir.
8. **Instrumentalisation** → Usage orienté ou intéressé de la mémoire.
9. **Justice** → Désigne les responsables et reconnaît les victimes.
10. **Limite des procès** → Juger n’explique pas tout le passé.

## 10 questions de quiz
1. Quel grand procès suit immédiatement la Seconde Guerre mondiale ?
2. Qu’apporte un procès à la mémoire des victimes ?
3. Le procès Eichmann se tient dans quelle ville ?
4. Qu’est-ce qu’un crime contre l’humanité ?
5. Quel procès a lieu en France en 1987 ?
6. À quoi sert une commémoration officielle ?
7. Qu’est-ce qu’une instrumentalisation politique du passé ?
8. Une loi mémorielle peut-elle faire débat ?
9. La justice suffit-elle à faire toute l’histoire ?
10. Pourquoi les procès sont-ils importants en HGGSP ?

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# 5. Vendredi 29 mai — Fiche de synthèse

## Fiche ultra-synthétique
- **Mémoire** = souvenir vivant, subjectif, identitaire.
- **Histoire** = analyse critique, fondée sur les sources.
- Les mémoires des conflits sont souvent concurrentes.
- Les procès, les lois et les commémorations jouent un rôle majeur dans la reconnaissance du passé.
- Le passé peut être un enjeu politique national et international.

## Jalons et repères
- 1945-1946 : Nuremberg.
- 1961 : Eichmann.
- 1995 : Chirac et la reconnaissance de la responsabilité de l’État français.
- 1954-1962 : guerre d’Algérie.
- 1990 : loi Gayssot.

## Exemples précis
- Shoah : mémoire, témoignages, procès.
- Vichy : évolution de la mémoire française.
- Guerre d’Algérie : mémoires plurielles et tensions durables.
- Rwanda : poids du génocide dans la mémoire nationale et internationale.

## Mini-exercice
**Consigne :** sans regarder la fiche, rédige un plan très simple répondant à la question : “Pourquoi l’histoire et la mémoire sont-elles à la fois liées et différentes ?”

## 10 flashcards
1. **Mémoire** → Subjective.
2. **Histoire** → Critique.
3. **Nuremberg** → 1945-1946.
4. **Eichmann** → 1961.
5. **Chirac** → 1995.
6. **Loi Gayssot** → 1990.
7. **Vichy** → Collaboration.
8. **Guerre d’Algérie** → Mémoires divisées.
9. **Procès** → Justice + mémoire.
10. **Risque** → Instrumentalisation politique.

## 10 questions de quiz
1. Quelle est la différence essentielle entre mémoire et histoire ?
2. Pourquoi parle-t-on de mémoires plurielles ?
3. Quelle date retenir pour Nuremberg ?
4. Quel procès a lieu en 1961 ?
5. Quel discours important a lieu en 1995 en France ?
6. Pourquoi la guerre d’Algérie est-elle un cas majeur ?
7. Quel est le rôle des procès dans ce thème ?
8. Qu’est-ce qu’une politique mémorielle ?
9. Quel danger existe quand le pouvoir utilise trop le passé ?
10. Cite deux exemples de conflits étudiés dans ce thème.

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# Repères express à mémoriser
- **Mémoire** : subjective, affective, plurielle.
- **Histoire** : critique, distanciée, scientifique.
- **Dates clés** : 1945-1946, 1961, 1987, 1990, 1995, 1954-1962.
- **Exemples indispensables** : Shoah, Vichy, guerre d’Algérie, Rwanda.
- **Idée centrale** : le passé n’est jamais seulement passé ; il agit encore dans le présent.
